Ça commence à aller mieux
Vous le savez déjà quand j’écris trop ce n'est pas bon signe. Je dis souvent que l'écriture est un formidable médicament contre les idées noires et le stress. Et c'est vrai. Poser des mots, là, ça m'évite de consulter un psy mais, hier, je me suis dit que ce serait mieux de le faire plutôt que de vous saouler avec mes histoires. Je devrais avoir dépassé le stade où l’on craint de dire qu’on consulte. J’ai tellement conseillé aux parents de mes élèves de se faire aider... Pourquoi est-ce que moi j’ai honte? Soigner sa tête c’est comme soigner son hypertension. Ni plus ni moins. Tu prends tes pilules toute ta vie et ça ne dérange personne. Je sais d'où vient ce grand malaise, mais je n'ose pas l'avouer. Je fais semblant de chercher. C'est dans les gênes. Chez nous, la culture sicilienne, très ancrée dans notre éducation, interdit de révéler ses faiblesses. Pareil chez les maltais, trop fiers pour avouer qu’ils sont malades ou fragiles. Je me trimballe ce fardeau génétique depuis plus de soixante ans bien que je n’aie jamais mis un pied ni en Sicile ni à Malte. L’éducation que j’ai reçue a quelques failles, j'en suis consciente. Je suis fière de l'héritage que mes parents m'ont laissé mais je suis consciente de ses imperfections.
J’ai été très touchée, au printemps, par les révélations d’un journaliste que j’aime beaucoup, Nicolas Demorand. J’aime sa matinale sur France Inter et j’adore sa voix (ne riez pas). Il a osé avouer, devant tous ses auditeurs, qu’il souffrait de bipolarité. Il a rendu cette information publique et il a tellement bien fait. Il ne voulait plus ressentir de la honte à cause de sa pathologie. Quel courage! Il a réussi à faire comprendre aux gens que lorsqu'on souffre d’une maladie mentale on ne doit pas se cacher. Il faut juste se soigner. J’adore ce "mec" d’une grande intelligence. Écoutez son podcast "Si besoin" ce qu’il raconte est très intéressant.
Ma petite maman souffre d’une maladie mentale dont on ignore le nom et je n'ai pas honte de le dire. J’ai subi un "burn out" à la fin de ma carrière et je n’ai plus honte de le dire. Il m’a fallu du temps et... des pilules. J’en prends encore.
Promis mes amis, je vais retourner à mes petites recettes. Cette semaine j’avais besoin de mots pour exprimer ma peine. Merci de m'avoir soutenue avec vos nombreux messages.
Notre prochain rendez-vous sera culinaire. Peut-être la recette de la pizza sicilienne vous ferait-elle plaisir? Transmettre les recettes de Jeannette n'est-ce pas la meilleure façon de la célébrer?
See you soon 🌤
Je suis preneuse de tes délicieuses recettes de famille prends soin de toi 🥰
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