Articles

Mon Vieux Port ♡

Image
     Rue Neuve Sainte Catherine      Autrefois l’atelier familial rue Fort-Notre-Dame      Les treuils fabriqués par mon père  Bonjour mes amis confinés. Nous sommes en avril. Déjà. Le temps s'étire et s'évapore!  Comme les voyages nous sont interdits, je vais vous emmener en balade.  Une petite promenade virtuelle vers Marseille et son Vieux Port.  Quand j'habitais à Marseille, le quartier du Vieux Port était celui qui m'attirait le plus. N otre petite entreprise familiale de la Rue Fort Notre Dame y était pour beaucoup.  Mes grands-parents habitaient à deux pas, rue Neuve Sainte Catherine.  A 100 mètres de l'Atelier. Le grand-père pouvait ainsi veiller sur le travail de ses fils. Souvent assis sur une chaise à l’entrée, appuyé sur sa canne, il assurait l’accueil des clients. C'était le temps béni de l’enfance pour nous les minots.  Voilà qui explique mon amour des barques, chalutiers et bateaux de pêche, e...

La ville bleue

Image
Marseille, pour la plupart des gens qui la voient de loin, c'est surtout le folklore ou bien, pour les médisants, la ville la plus sale du monde. Ou enfin, et de plus en plus souvent, la capitale des voyous. Pour moi, ma famille et mes amis, c'est le paradis. Certes, tous ces aspects négatifs on ne les ignore pas, on vit avec et surtout on fait en sorte de s’en protéger.  Tous mes souvenirs d'enfance sont à Marseille. Tous les gens que j'aime y habitent. Comment voulez-vous qu'il en soit autrement? Les "ESTRANGERS" aperçoivent d'abord les couches extérieures l'OM l'accent, la dégaine,  les " Je crains dégun",  la pétanque,  le pastis le port et les pointus Mais sous ce vernis tape-à-l'oeil, il y a autre chose, de plus grave et de plus sérieux. Il y a la ville avec ses calanques et ses banlieues tristes, son Vieux Port, son Mucem et ses quartiers pauvres. Du très beau et du très moche. Des gens fortunés et des mendiants....

Etre né quelque part

Image
Je suis née à La Goulette en  Tunisie le 11 juillet 1959.     Le pays avait gagné son indépendance en 1956 et la gentille cohabitation   entre   les différentes communautés commençait à se briser.    La vie insouciante c'était avant...   Nous trois au début           J'aurais pu grandir à deux pas de la plage a vec Jeanne et Félix, mes parents.   J'aurais dû... Mais l’histoire en a décidé autrement. U n bateau,  une famille, un bébé, deux valises et c'est tout.  Oui, de l’espoir, au moins ça et Marseille de l’autre côté.  Marseille qui allait nous accueillir. Il a fallu s'échapper, traverser la Méditerranée, changer de vie sortir de sa routine et bouger, dans l'espoir d'un avenir meilleur.  Partir sans rien emporter, ou si peu... Voilà ce que l’Histoire des hommes qui jouent à la guerre  leur  a imposé.  Bien sûr je n'ai aucun souvenir de ce grand chambardement.  J'étais tr...

Instit à L'Estaque

Image
Janvier 1978, j'ai 19 ans et des "briquettes".  Étudiante en première année du DEUG de Sciences Naturelles à Saint Jérôme, aujourd'hui on dit SVT,   je venais de passer les partiels de fin de premier semestre.  J'avais renoncé à devenir instit, le concours d'entrée à l'école Normale étant trop difficile. Beaucoup de candidats et très peu d'élus! Alors p rof de sciences naturelles, pourquoi pas? En plus,  j'aimais beaucoup la biologie et la géologie.  Une cousine de mon père, Joséphine, prof de philosophie au CFP de Toulouse me suggéra, lors d'un dîner, de tenter ma chance dans le privé. Pour faire plaisir à mon père j'accepte sa proposition et je prends contact, quelques jours plus tard, avec le directeur diocésain.  Le grand chef des écoles privées de Marseille.   Rendez-vous, entretien, grosse angoisse devant ce monsieur imposant et assez autoritaire. Un notable et une  jeune fille de 19 ans, en tête à tête. Après une trentaine de minutes...

Instit remplaçante 👩‍🏫 1er acte!

Image
Voilà JOËLLE ma 1ère voiture  Et c’est parti!  Avec ma jolie Simca 1000, je m’embarque pour une aventure qui allait me laisser des marques indélébiles. De grandes joies et de grandes peines... A l’aube j’arrive à l’Ecole.  De l’Estaque je ne connaissais que la baraque à chichis.  Je découvre un vieux bâtiment tout en haut d’une côte aussi raide que l’Annapurna. Tu arrives au sommet la langue pendante!  Toc toc, je suis la remplaçante pour la moyenne section.  Mon cœur battait la chamade comme pour un premier rendez-vous. La directrice me montre la classe, me présente ma première collègue, une charmante blonde qui ressemblait à Stone (et Charden). Institutrice expérimentée, elle  avait un joli sourire, était très accueillante, et me proposait d’emblée son aide, si j’en avais besoin.  Elle occupait la classe mitoyenne, la petite section.  Une porte vitrée séparait nos deux classes. Cette porte qui allait bientôt représenter, pour moi, la porte ...